« Parce que même si tu es beau, intelligent, sublime, parfait, exceptionnel et plein de grâce, n'oublie jamais, l'ami, que tu es né pour mourir. Memento Mori, la vie est le début de ta fin ».

  « Parce que même si tu es beau, intelligent, sublime, parfait, exceptionnel et plein de grâce, n’oublie jamais, l’ami, que tu es né pour mourir. Memento Mori, la vie est le début de ta fin ».
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« Le jour où ça m'est arrivé, j'étais encore une gamine qui testait les limites de tout ce qui l'entourait. Ce jour-ci fait parti d'un passé si proche qu'il empiète sur mon présent et dévore mon futur. Ce jour-ci est exclu des mes journées mais hante mes nuits sans relâche, ne m'accordant pas un instant de répit. Mes pensées, mes idées, mon âme, mon esprit, ma vie divergent vers ce jour maudit et se falsifient, se corrompent pour me vrombir les mêmes et inlassables mots aux oreilles : Tu es morte. »


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Ce récit n'est pas une histoire vécue.
En vous lançant dans la lecture de ce récit,
Vous découvrirez les souvenirs et les péripéties
De Sophie, adolescente qui, du jour au lendemain,
Va voir son existence placide sombrer à cause
D'une femme squelettique tenant dans ses mains
Décharnées la faux qui ôte la vie des innocents.


Si tu veux être prévenu(e) des récits de la fascinante mais tragique histoire de Sophie,
_______________________________ Dis-le dans un commentaire.

# Online seit Freitag, 25. September, 2009 um 15:12

Geändert am Samstag, 03. Oktober, 2009 um 08:38

« Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. » Une Charogne, C. Baudelaire. 1.

 « Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. »  Une Charogne, C. Baudelaire. 1.
____Je m'appelle Sophie Lelong. J'habite à Y., village planté dans la première partie du pays et étonnement perdu qui ne mérite sans doute pas d'appartenir à la France. Je suis certaine que si l'on venait à le rayer de la carte, seuls deux tondus trop méprisés pour être écoutés s'en rendraient compte. Je suis âgée de quinze misérables et insignifiantes années, placides et monotones, sans le moindre intérêt. Je suis en Seconde 6 au lycée Marcel Pagnol.

____Ce bahut porte bien son nom, je dois dire. Dans le genre lycée calme et détaché de la cohue citadine, j'ai presque l'impression d'être dans la garrigue marseillaise. La pierre brute et ocre des murs me font inlassablement penser aux grandes falaises ornées de maquis broussailleux où Marcel et son ami Lily erraient de longues journées, ayant pour unique objectif de purifier leurs poumons et de voir ces paysages magnifiques. Je suis presque persuadée que « ses » collines ont abreuvé l'imagination et la créativité de Monsieur Pagnol. Mêlées à son talent, il parvint à se trouver une des plus belles places de la société. Ecrivain. Mais ne nous attardons pas sur mes spéculations et continuons ce bref aperçu de ma vie.

____Mes parents ne sont pas divorcés. Je n'ai pas de belle-mère tyrannique ni même de demi-frère drogué dont la dernière sobriété remonte à ses dix ans. Non, même pas. A la place, j'ai des parents – également nommés géniteurs – mariés, dont le couple est aussi passionnant qu'un jeu de pétanque, et un petit frère hystérique. Quand je vois la vie que mènent mes parents, je me répète sans cesse de ne jamais me marier et de ne jamais façonner autour de moi un cocon sûr et à l'abri de tout. Enfin, je ne vais pas tarder à vous prouvez que ce cocon familial ne fut pas à l'abri des fissures et des pires intempéries.

____Personnellement, quand je m'affaire à lire un récit biographique, j'aime m'imaginer le physique de cette personne. Mais ne nous leurrons pas ; je refuse catégoriquement que vous me fichiez dans une enveloppe charnelle propre au dernier défilé de mode réalisé par un vieil homosexuel italien. Je vais donc me décrire physiquement, histoire que vous ne vous fassiez pas d'illusion. Déjà, je suis grande. Trop grande. Je suis enrobée. Je serais tentée de dire « trop enrobée », mais cela est une de mes obstinations personnelles. S'il y a une chose que j'aime sur moi, ce sont mes cheveux. Dorés et ondulés. Bon, je dois admettre que les coiffer n'est pas une partie de plaisir, mais ils ont un certain charme. Le problème, c'est que ce charme ne va qu'aux personnes charmantes. Donc il ne me va pas. Mes yeux sont bleus-gris, pas vraiment beaux. Mes traits sont imprécis, hésitants. Bifurcation entre la nébulosité et l'indomptable. Je ne me vois pas en dire plus sur ma physionomie. Sachez seulement que je n'ai rien d'une diva et que mon style vestimentaire n'est pas celui de toutes les damoiselles de notre temps. Si vous n'aimez pas les euphémismes, je peux opter pour la franchise : j'ai de grandes similarités avec un garçon manqué bien que mes traits le démentissent.

____Souvent, dans des tests stupides sur les sites internet les plus fréquentés par la PPP (Population Pré-Pubère), il y a des questions du genre : « Que changerais-tu dans ta vie ? » (L'orthographe n'est pas authentique). Souvent, les réponses possibles ressemblent à des « rien », « mon copain et ma housse de couette », « lol, bah j'en sais rien moi ! », « tout » ou peut-être encore, selon le degré de débilité de ce questionnaire, un splendide « qu'est-ce que ça peut t'faire ? ». J'en conviens, ce test de PPP est d'une nullité affligeante. Mais, lors des longues heures perdues à scruter mon fond d'écran, je le trouve très...enrichissant. Souvent (pour ne pas dire tout le temps et pour la survie de mon anaphore effilochée), je clique sur la réponse « tout ». Souvent, la conclusion enrichissante de ce test enrichissant me donne le conseil enrichissant : « Eh bah ma chérie, t'es déjà blazée de la vie ! Change d'air, fais-toi une nouvelle vie parce que là, t'es aussi snob que ma grand-mère !!! LOL».

...

____Bien que je n'adhère pas à cette syntaxe futuriste, que je peux qu'être un tantinet d'accord avec ce tas d'immondices qui souille la langue de Molière. Je suis d'accord avec le mot (correctement orthographié, s'il vous plait) « blasée », ou encore avec les conseils pertinents « change d'air » ou « fais-toi une nouvelle vie ».
Certaines personnes me diraient : « Mais de quoi te plains-tu ? Tu es une lycéenne normale, ta vie est normale, ta famille l'est également ! Normale, Normale ! Ta vie est normale, comme la vie de millions de lycéens comme toi ! ».

____Eh bien la voilà la raison de ma jérémiade. Je ne suis PAS normale. Je ne veux PAS être normale. Je ne veux pas de cette vie aussi mouvementée qu'un lac souterrain ! Je ne veux pas de cette routine inlassable ! Je ne veux pas être mêlée au mot « normal » ! Je veux des péripéties, de l'action. Je ne veux pas fléchir, genoux à terre, sous le poids de ce train-train quotidien. Non, je ne veux pas me glisser dans le moule « normal ».

____Cela fait plus de quinze ans que j'appartiens à ce monde. Voici quinze années que je coule des jours flegmatiques. Voilà que l'action tant sollicitée me tombe dessus, du jour au lendemain.

Non, je ne suis pas normale. J'ai une particularité. Ma particularité.
Je ne suis pas normale et bientôt, je ne serais plus rien du tout.

____Je m'appelle Sophie Lelong, j'habite à Y., et dans quelques temps, je serais réduite à ce qui équivaut, pour une âme sans conviction, à quelque chose de plus inébranlable que n'importe quelle existence : le néant.

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Bonjour, bonsoir.
Comment trouvez-vous ce chapitre ? Quelque chose vous a plu tout particulièrement ? La créa vous plait-elle ? Hypothèses diverses sur la suite ?

Je suis consciente que ce chapitre ne peut vous donner d'idées précises sur le "problème" de Sophie. A travers celui-ci, je ne souhaitais que vous familiariser avec elle. Avec son tempérament, son humour à forte tendance ironique, son univers et sa façon de penser. Comment la trouvez-vous ?

Je tiens à préciser que les chapitres de Diary of Death ne seront pas réguliers. Ce que je veux dire par là, c'est que les tailles ne seront pas toutes les mêmes. Etant donné que ce récit est mené au point de vue de Sophie, tout dépendra des humeurs de la demoiselle et des séquences qu'elle aura envie de conter.

Pour en revenir au chapitre, ce constat n'est pas celui de la situation initiale. En effet, de nombreux retour en arrière auront lieu dans cette histoire. Cela ayant pour but de vous montrer l'évolution de Sophie au cours de Diary of Death.

J'aimerais connaitre vos impressions sur ce texte et sur le style d'écriture qui est, je vous l'accorde, plutôt étrange.

Voudras-tu être prévenu(e) de la suite ?

# Online seit Sonntag, 27. September, 2009 um 11:04

Geändert am Samstag, 24. Oktober, 2009 um 15:39

En cours d'écriture, guys...

En cours d'écriture, guys...
ELLE EST AILLEURS.

# Online seit Sonntag, 01. November, 2009 um 11:59

Geändert am Samstag, 07. November, 2009 um 15:57